« 2007-05 | Page d'accueil | 2007-10 »

19.06.2007

Comment rassembler tous les libéraux ?

J’ai lu attentivement les commentaires de mon dernier post et de celui d’Aurélien du 14 juin sur notre nécessaire mue de Printemps. La majeure partie des réactions des bloggeurs me conduit à me poser une question fondamentale : comment réussir à rassembler au sein de notre famille tous les libéraux ?

Je constate que les libéraux de sensibilité de droite imputent notre échec électoral à notre soutien à Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle. Ils assimilent ce soutien à une « gauchisation » d’AL. Pour ces libéraux, la base de l’électorat libéral porte indéniablement une morale de droite.

Je ne partage pas cette opinion. Je vous renvoie d’ailleurs à l’excellent post de mon ami Alain Cohen Dumonchel : les libéraux ont-ils pour adversaires la droite et la gauche ? Alain m’a beaucoup aidé dans ma campagne, il a tracté à mes côtés dans les marchés. Sa réflexion est d’autant plus pertinente qu’elle est le fruit d’une expérience de terrain, d’un contact direct avec les citoyens.

Je vais essayer de ne pas plagier ses propos mais d’en sortir la quintessence. C’est la notion de droite et de gauche qu’il faut remettre à plat. Cette notion est d’ailleurs très complexe et interprétée différemment selon les différentes époques de notre histoire. Mais pour mieux comprendre la distension qui se crée aujourd’hui dans nos rangs, il faut établir un lien entre cette notion et le libéralisme. Il y a des libéraux de sensibilité de droite et des libéraux de sensibilité de gauche. Ils se rejoignent sur un point fondamental, ce n’est pas l’Etat qui doit organiser la société au nom d’une morale de gauche ou d’une morale de droite. C’est ce que fait aujourd’hui l’UMP, le clan des conservateurs et le PS, le clan des socialistes. L’UMP impose à la société une morale de droite, le PS impose à la société une morale de gauche. Pour les libéraux, la morale ne doit pas venir d’en haut mais des individus et l’Etat doit la faire respecter.

Alternative Libérale aujourd’hui accueille en son sein des libéraux de sensibilité de droite et des libéraux de sensibilité de gauche et c’est ce qui fait toute son originalité par rapport à Démocratie Libérale par exemple. Et la signification de « libéralisme authentique » prend alors tout son sens. Le soutien d’AL à Bayrou qui s’est toujours proclamé « ni de droite ni de gauche » devient presque un symbole. Il a conduit AL à transcender le clan des conservateurs et celui des socialistes.

Voilà pourquoi j’ai toujours été en accord avec ce soutien et qu’il sera difficile de revenir en arrière si la maison AL veut accueillir tous les libéraux.

Férial Furon

17.06.2007

Autocritique ou critique facile ?

Voilà arrivée l’heure du bilan pour Alternative Libérale. Après un an d’existence, le 23 juin prochain, l’Assemblée Générale sera l’occasion pour nos adhérents et nos responsables d’analyser la situation de notre formation et de réfléchir à la construction de ce parti dans la durée.

Je tenais à réagir au post du 14 juin d’Aurélien Veron , vice-président d'AL, sur notre nécessaire mue de printemps.

Les résultats d’Alternative Libérale sont certes décevants pour certains car ils ne sont pas à la hauteur de l’énergie déployée par tous nos candidats mais ils ne sont pas étonnants. Nous sommes tous d’illustres inconnus, nous portons un courant de pensée qui n’est pas compris par les français et qui ne correspond pas à la mentalité de notre société, nous n’avons aucun homme politique connu et reconnu dans nos rangs, notre parti n’a qu’un an d’existence. Nous ne pouvions pas faire mieux si ce n'est dans nos rêves les plus fous et il fallait avoir ce petit brin de folie pour aller jusqu’au bout de l’aventure. Cet échec n’est donc pas dû aux mauvaises qualités de manager de David Poryngier - vice-président et directeur de la communication d'AL -  ou alors à une étiquette qui fait « gaucho » mais à l’état d’aveuglement de notre société. Notre mouvement est visionnaire, à l'avant-garde, il ne peut aujourd'hui jouir d'un large écho dans le pays. Il faut être patient et ne pas relâcher nos efforts.

Faire porter publiquement la responsabilité de notre échec électoral sur la tête d’une personnalité qui a mouillé sa chemise avec toute son équipe jusqu’au bout pour que nous puissions jouer dans la cour des grands sans trop de ridicule et réclamer sa démission est à mon sens injuste, puéril et indigne d’un responsable de parti.

Les critiques personnelles et de forme à l’encontre de David Poryngier cachent en réalité un problème de fond, un désaccord sur l’essence même de notre mouvement et sur la ligne de notre parti. Je constate aujourd’hui que certains libéraux, adhérents d’AL ou pas, n’ont pas fait le deuil de Démocratie Libérale. Imputer l’une des raisons de notre échec au seul nom d’Alternative Libérale et regretter le doux nom de Démocratie Libérale est très significatif de cette nostalgie. C’est également un leurre absolu. Nous nous serions appelés Parti Libéral ou Alliance Libérale ou même DL, notre résultat aurait été rigoureusement identique. En revanche, mettre à plat la ligne du parti et les valeurs qu’il porte, voilà la question fondamentale.

Alternative Libérale s’est clairement démarquée de Démocratie Libérale en proposant un projet de société qui découle d’un libéralisme grand angle, une alternative radicale au système collectiviste qui engouffre notre pays dans la crise. Ce système collectiviste n’est remis en cause aujourd’hui ni par l’UMP ni par le PS. L’UMP propose des colmatages symptomatiques qui donnent l’impression de changement alors que le PS ne veut rien changer. AL doit assumer cette ligne radicale et les sympathisants et adhérents doivent nous rejoindre en connaissance de cause. La ligne du parti n’est pas confuse. Elle est limpide au contraire. Elle est tout simplement originale.

Ceci dit, la vrai question de fond sur laquelle nous devons trancher pour nous construire sereinement est la suivante : doit-on creuser le sillon de notre opposition au clan des conservateurs de droite menés par Nicolas Sarkozy ou alors doit-on suivre la stratégie de DL qui est une alliance avec ce clan au risque de brouiller définitivement notre message ?

De là découlera notre positionnement pour les prochaines échéances électorales, une stratégie d’alliance ou d’indépendance totale. Quant aux possibilités d’alliance, plusieurs choix possibles, celui de l’UMP voir du centre droit (ce serait d'ailleurs du pareil au même) ou alors celui du modem.

Tant que nous n’aurons pas tranché sur ces points fondamentaux, il sera difficile de construire le mouvement dans la durée. L’heure n’est pas de couper les têtes dans nos rangs mais aux choix cruciaux qui détermineront notre avenir.

Je terminerai sur l’organisation interne. Les disfonctionnements de notre formation après un an d’existence sont à la marge. Le résultat global est plus qu’honorable pour des bénévoles et des nouveaux venus en politique. Certains dirigeants d’AL ont selon moi une légitimité absolue, ceux qui ont fondé le parti et qui n’ont pas failli à leur mission. Seuls les responsables qui n’ont pas tenu leurs engagements doivent être sous les feux de l’autocritique. David n’en fait pas partie à mon sens.
Pour ce qui est de donner la parole à la base, je pense que la ligne directrice du parti doit venir du comité de direction. D’ailleurs, c’est la règle dans toutes les autres formations. Il faut simplement améliorer la communication entre les dirigeants et les adhérents. Cet axe doit être sérieusement étudié dans les prochains mois.

Voilà rapidement mes réactions à chaud au post d’Aurélien. Le 23 juin sera l’occasion de discuter de tout cela tranquillement.

Férial Furon

15.06.2007

Merci pour votre vote libéral

b94553c1edc6dd7f25f83fb76d69ab53.jpgMerci aux 275 électeurs (0,68%) de ma circonscription d’avoir fait le choix d’un vote libéral !

Ce n’est qu’un début. Nous construisons Alternative Libérale pierres par pierres. C’est un travail de longue haleine mais qui mérite d’être mené. Nous partons de rien et portons un courant de pensée occulté et totalement détourné de sa signification première.

Nous n’avons pas à avoir honte de nos scores. Nous devons être fiers du travail accompli. Je tenais à rendre hommage à toute l’équipe qui a rendu cette aventure possible, Julien, David, Christian, Aurélien entre autres, et qui a fait un travail remarquable.

Merci aussi aux nouveaux adhérents de Levallois qui ont fait le choix de nous rejoindre pendant cette campagne.

Merci à toute l’équipe de la 5ième circonscription des Hauts-de-Seine, Alain, Pierre, Jean-Bernard, Emmanuel, à mes côtés tout au long de cette belle aventure.

Nous ne sommes pas les seuls à pâtir d’un contexte politique désastreux. Le PS est à la dérive et le modem aura au plus deux députés à l’Assemblée Nationale. Nous nous acheminons vers une République absolue avec un parlement quasiment monochrome. Les français ont fait ce choix. Ainsi soit-il.

Quant à mon choix de Dimanche, aucun des deux candidats en lice (Patrick Balkany UMP, et Gilles Catoire PS) n’aura ma voix. Je voterai donc blanc.

Férial Furon

 

03.06.2007

Du sang neuf à Clichy et Levallois...Votez Férial Furon le 10 juin !

0ee180da53e423270ddae67040bf6959.jpg« Du sang neuf pour Clichy et Levallois ! », tel a été mon slogan aujourd’hui…et il a fait fureur.

Tous les militants des vieux appareils surannés avec leurs vieux candidats, ceux qui sont là depuis 30 ans et qui ne se lassent pas de leurs mandats, eh bien oui, tous ces militants ont fondu à cet appel. Résultat : une ambiance chaleureuse et sympathique entre les différents courants et cela m’a donné chaud au coeur. Ca s’est passé ce matin à Clichy. A Levallois, mon slogan avait l’air de moins bien passer…

C’est la dernière ligne droite, nous sommes à une semaine du premier tour. Mes impressions ? Je me sens confiante. J’ai fais tout ce qui m’était possible pour promouvoir notre projet de société libérale. J’ai fait un petit bout de chemin. Et je suis heureuse du travail accompli.

Je voudrais remercier chaleureusement ceux qui ont été à mes côtés jusqu’au bout, Emmanuel, Alain, Jean-Bernard et Pierre. Merci de votre soutien.

J’ai fait des rencontres aussi, passionnantes. Il se passe quelque chose dans cette circonscription. Un grand front républicain se dessine. Un front qui défendra les valeurs libérales de la République aux prochaines élections municipales.

Le 10 juin, j’ai besoin, nous avons besoin de votre voix pour un grand vent de liberté.

Férial Furon

02.06.2007

Prochain débat le 5 juin à Clichy : "L'identité nationale s'oppose-t-elle à l'immigration ?"

b4fde05a3f062552de9b9ff0eee99cc0.jpg

Toutes les notes